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	<title>Editoriaux de Arimi Choubad&#233; parus dans le quotidien b&#233;ninois Le Nokou&#233;</title>
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		<title>Cela se passe entre B&#233;ninois&#8230;</title>
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		<dc:creator>Arimi choubad&#233;</dc:creator>



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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Yayi accorde une audience &#224; Houngb&#233;dji au palais de la Marina. C'est connu que les deux n'ont jamais &#233;t&#233; vraiment copains. Par deux fois, ils ont convoit&#233; le m&#234;me fauteuil pr&#233;sidentiel en 2006 puis en 2011. Toutes les fois au terme d'un antagonisme sans merci fait d'invectives, de menaces &#224; peine voil&#233;es, de d&#233;fiance mutuelle voire de d&#233;testation mutuelle. Jamais la limite du supportable n'a &#233;t&#233; aussi proche. Voil&#224; qu'au bout de l'an 1 des K.O &#233;lectoraux le chef de l'Etat re&#231;oit le chef de l'opposition avec toute la solennit&#233; requise &#224; un &#233;v&#233;nement exceptionnel. C'est donc en toute l&#233;gitimit&#233; que de nombreux citoyens ont mis beaucoup d'espoir dans cette rencontre. Peut-&#234;tre est-ce l&#224; une att&#233;nuation des effets des crises &#224; r&#233;p&#233;tition et de l'absence de perspectives clairement d&#233;finies pour de nombreux jeunes. Au point o&#249; en est le B&#233;nin de la refondation, la moindre lueur pourrait faire renaitre la flamme de la confiance aupr&#232;s des citoyens m&#234;me s'il ne s'agit que d'une poign&#233;e de main dont la quintessence reste &#224; d&#233;montrer. C'est d&#233;j&#224; cela de gagner !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce n'est la joie de constater que 22 ans de renouveau d&#233;mocratique pour qu'on en arrive &#224; faire d'une rencontre entre deux B&#233;ninois un &#233;v&#233;nement exceptionnel. Deux personnalit&#233;s concern&#233;es au plus haut point par les grands dossiers de la nation certes ! Si ce n'&#233;tait pas Yayi, c'aurait certainement pu &#234;tre Houngb&#233;dji en posture d'h&#244;te de la Marina, la maison de tous les B&#233;ninois. &#192; se demander comment se fait-il qu'ils ne se soient pas rencontr&#233;s plus t&#244;t surtout que les questions d'int&#233;r&#234;t commun ne manquent pas : r&#233;vision de la constitution, r&#233;formes portuaires, crise dans l'enseignement, crise dans le secteur du coton, pr&#233;sidence en exercice de l'Union Africaine, financement public des partis politiques. Le pr&#233;sident Bruno Amoussou, pr&#233;sident de l'Union fait la nation, faisait remarquer il y a quelques jours lors d'un passage &#224; la t&#233;l&#233;vision nationale que la majorit&#233; &#233;crasante dont dispose le gouvernement &#224; l'Assembl&#233;e nationale ne permet pas &#224; la minorit&#233; de faire entendre sa voix. Il ne peut avoir dialogue que dans un cadre moins formel du genre de la rencontre Yayi-Houngb&#233;dji du 15 mai 2012. Y sommes-nous d&#233;j&#224; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dommage que le symbole d'une poign&#233;e de main et les flashes au salon d'honneur de la pr&#233;sidence suffisent &#224; r&#233;chauffer les c&#339;urs de plusieurs citoyens. Ces derniers auraient pu tirer le meilleur b&#233;n&#233;fice de cet &#233;v&#233;nement plut&#244;t que cette caricature mal inspir&#233;e. Je ne veux surtout pas croire &#224; un acte chevaleresque dict&#233; uniquement par une conjoncture internationale francophone de lendemains d'&#233;lections pr&#233;sidentielles. En effet, il est &#224; esp&#233;rer que les &#233;changes entre le chef de l'opposition et le chef de l'Etat &#224; la Marina n'ont pas &#233;t&#233; inspir&#233;s par les exc&#232;s de galanterie de Sarkozy sur le d&#233;part &#224; l'endroit de Hollande ou encore par le sympathique passage de t&#233;moin au S&#233;n&#233;gal entre Wade et Macky Sal. Peut-&#234;tre que le 15 mai 2012 n'est qu'un d&#233;clic pr&#233;c&#233;dant un processus mieux &#233;labor&#233;, mieux pens&#233;, &#224; venir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour que ce dialogue demeure dans la droite ligne de la politique, il est n&#233;cessaire que cela se d&#233;roule entre entit&#233;s politiques constitu&#233;es et non entre individus. En face de l'opposition devrait s'exprimer une famille politique regroup&#233;e, structur&#233;e et disposant d'un discours coh&#233;rent et cr&#233;dible, proche du pouvoir. Houngb&#233;dji n'est pas un chef rebelle. Un leader politique r&#233;publicain ne se rend pas &#224; la pr&#233;sidence de la R&#233;publique pour y n&#233;gocier un cessez-le-feu ou un accord de paix. Il y va en vue d'obtenir un accord politique avec le parti au pouvoir. L'espoir des citoyens ne se renforcerait que si des rencontres pr&#233;liminaires entre t&#233;nors des camps en pr&#233;sence viennent pr&#233;c&#233;der les grands shows. Pour combler les attentes, toute entrevue au sommet devrait se solder par des prises de d&#233;cision.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au moins une annonce forte &#224; chaque conclave Yayi-Houngb&#233;dji !!!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;arimi choubad&#233;
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		<title>Les r&#233;sultats de bureaux de vote appartiennent aux &#171; sages &#187;&#8230;</title>
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		<dc:creator>Arimi choubad&#233;</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;R&#233;dig&#233; le 14 mai 2012&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://arimi.freehostia.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Editoriaux&lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avoir des r&#233;sultats d'une &#233;lection pr&#233;sidentielle ou l&#233;gislative au soir du vote au B&#233;nin Le verdict des urnes est trop s&#233;rieux pour &#234;tre laiss&#233; &#224; la port&#233;e des candidats, des &#233;lecteurs ou du peuple, au pays inventeur de la conf&#233;rence nationale en Afrique. Il n'y a que les 7 sages de la Cour constitutionnelle pour s'occuper en exclusivit&#233; des menus d&#233;tails de tout ce qui s'est pass&#233; dans les milliers de bureaux de vote diss&#233;min&#233;s sur toute l'&#233;tendue du territoire national. Gare &#224; l'impertinent qui oserait &#233;bruiter le moindre chiffres avant les &#171; propri&#233;taires exclusifs et constitutionnels &#187; des r&#233;sultats aussi bien aux pr&#233;sidentielles qu'aux l&#233;gislatives. Tout le contraire avec d'autres pays comme le S&#233;n&#233;gal, la France, les Etats-Unis, le Ghana o&#249; m&#233;dias, instituts de sondage, candidats, &#233;lecteurs pouvaient connaitre les scores de chacune des &#233;curies politiques engag&#233;es au moment de la fermeture des bureaux de vote. Le g&#233;nie b&#233;ninois a conf&#233;r&#233; aux &#171; sages &#187;, le don de se faire, en priorit&#233;, leur propre religion sur tout le scrutin ind&#233;pendamment des avis des acteurs directs du scrutin &#224; savoir les candidats et les &#233;lecteurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Interdiction formelle d'&#233;voquer ce qu'on a vu ou v&#233;cu sur les lieux de vote sans attendre que les sages ach&#232;vent d'explorer tous les rapports en provenance de leurs propres repr&#233;sentants d&#233;ploy&#233;s sur le terrain puis des d&#233;membrements de la structure en charge de l'organisation du scrutin. M&#234;me si la loi &#233;lectorale prescrit l'affichage des r&#233;sultats bruts bureau de vote par bureau de vote. Affichage rendu caduc, bien que l&#233;gal, du fait de l'exclusivit&#233; accord&#233;e &#224; la Cour sur le secret des urnes. Journalistes, hommes de m&#233;dias, citoyens, acteurs politiques et autres ne peuvent en faire aucun usage tant que la sagesse r&#233;publicaine n'en donne le quitus. D&#232;s publication du couperet de la Cour, toute autre information collectionn&#233;e auparavant par n'importe quel acteur tombe en d&#233;su&#233;tude. La Cour a dit !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'abysse dans la gestion des r&#233;sultats en comparaison des pr&#233;sidentielles b&#233;ninoises de 2011 avec celles fran&#231;aises et s&#233;n&#233;galaises de 2012 cr&#232;ve les yeux. Tout challenger auteur de coup de fil de f&#233;licitation &#224; un vainqueur pr&#233;sum&#233;, quelques heures voire quelques minutes seulement apr&#232;s la cl&#244;ture des bureaux de vote comme cela s'est fait &#224; Dakar ou &#224; Paris, pourrait s'exposer au courroux des sages si c'&#233;tait au B&#233;nin. La Cour du B&#233;nin est plus qu'un juge du contentieux. Elle est de fait partie au scrutin &#224; travers ses repr&#233;sentants charg&#233;s de faire des constats sur le terrain. Elle peut donc d&#233;clarer un candidat vainqueur m&#234;me si l'int&#233;ress&#233; lui-m&#234;me estime avoir perdu. Une r&#233;alit&#233; qui transpos&#233;e sur la France par exemple pourrait donner lieu &#224; des situations abracadabrantesques. Ainsi Nicolas Sarkozy aurait pu &#234;tre d&#233;clar&#233; vainqueur bien qu'ayant reconnu la victoire de son adversaire au soir du vote sous le pr&#233;texte que le juge du contentieux lui-m&#234;me aurait d&#233;couvert des litiges apr&#232;s ses propres constatations sans que les parties (candidats et &#233;lecteurs) n'en fassent mention.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce f&#233;tichisme autour des r&#233;sultats du vote semble avoir d'&#233;piques &#233;pisodes &#224; &#233;crire. En effet, aucun des r&#233;visionnistes patent&#233;s n'en fait cas au cours de leurs multiples p&#233;r&#233;grinations. Les nombreux experts convi&#233;s au processus de r&#233;vision de la loi fondamentale ne semblent davantage &#233;mus par l'incongruit&#233; du mod&#232;le b&#233;ninois qui fait que le juge du contentieux &#233;lectoral peut exhiber, lui aussi, des &#233;l&#233;ments de litiges constat&#233;s sur le terrain ind&#233;pendamment des parties. Et pourtant, il existe des mod&#232;les de juge &#233;lectoral dans le pays &#224; savoir la Cour supr&#234;me en mati&#232;re d'&#233;lections municipales et communales sans que cela ne donne lieu au d&#233;ploiement de repr&#233;sentants du juge dans les bureaux de vote. Peut-&#234;tre que les juges professionnels de la Cour supr&#234;me ne sont pas dot&#233;s du m&#234;me don d'ubiquit&#233; que les sages capables de se dupliquer un peu partout sur le territoire national.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Les r&#233;sultats pr&#233;sidentiels et l&#233;gislatifs deviennent les secret les mieux gard&#233;s du B&#233;nin&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;arimi choubad&#233;
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		<title>On ne finance pas que l'opposition&#8230;</title>
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		<description>&lt;p&gt;R&#233;dig&#233; le 11 mai 2012&lt;/p&gt;

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'essoufflement des contradicteurs de Yayi cr&#232;ve les yeux surtout apr&#232;s K.O &#233;lectoraux de 2011. A court de motivation, de perspectives et de ressources financi&#232;res, l'opposition peine &#224; porter l'espoir de ces millions de B&#233;ninois en qu&#234;te d'alternative sur les grands dossiers du pays. D'o&#249; le plaidoyer pour un soutien de l'Etat &#224; l'opposition. Sauf que cette initiative n'offre pas beaucoup de garantie &#224; l'instauration de l'&#233;thique et de la morale dans la politique. Cela suppose en effet une reconnaissance officielle des d&#233;tournements de deniers publics au profit de la majorit&#233; pr&#233;sidentielle ; et le financement de l'opposition comme une att&#233;nuation des effets induits des surfacturations, des gr&#233; &#224; gr&#233; douteux, des frais de mission fantaisistes, des d&#233;caissements frauduleux. Si le Prd (seul parti de l'opposition d&#233;clar&#233;e) a besoin de ressources de l'Etat pour assumer sa mission d'opposition, la mouvance elle aussi, incarn&#233;e par Fcbe en a besoin &#233;galement pour remplir son r&#244;le de support politique du gouvernement sans qu'on ne fasse appel &#224; des ministres, directeurs de structures publiques et autres commis de l'Etat sens&#233;s avoir des facilit&#233;s de &#171; puiser frauduleusement &#187; dans les caisses de l'Etat. Tous les partis les plus repr&#233;sentatifs de l'opinion nationale devraient &#234;tre &#233;ligibles &#224; ce financement public quelles que soient leur ob&#233;dience, leur tendance et leur aspiration. Une mani&#232;re de donner une certaine autonomie &#224; l'activit&#233; de propagande partisane.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'argent public dans la politique est in&#233;luctable en d&#233;mocratie. Porteurs de projets pour le peuple, b&#226;tisseurs de cit&#233;, d&#233;positaires de la conscience collective ne sauraient payer de leurs poches leur engagement au nom de la nation. Une logique &#224; l'origine du financement public des partis politiques dans les grandes d&#233;mocraties. De sorte qu'aucun m&#233;c&#232;ne connu ou occulte, aucun bailleur, aucun donateur ou aucun groupement d'int&#233;r&#234;ts priv&#233;s ne puisse faire main basse sur le d&#233;bat national et les grandes orientations de la nation. Sur la question de la n&#233;cessit&#233; d'une loi portant financement public du syst&#232;me partisan, il n'y a donc rien &#224; redire. C'est gr&#226;ce &#224; ce genre de l&#233;gislation que, sous d'autres cieux, la justice traque et r&#233;prime tous les tr&#233;soriers douteux sp&#233;cialis&#233;s dans les financements occultes des campagnes &#233;lectorales. Tandis qu'au B&#233;nin, la quasi-totalit&#233; du financement de la propagande politique provient de ressources occultes ill&#233;galement soutir&#233;es au tr&#233;sor national.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tous les gouvernements post renouveau d&#233;mocratique ont perdu beaucoup de plumes sur le dossier de la moralisation de la vie publique ; puisqu'il est impossible &#224; l'&#233;tat actuel de la l&#233;gislation de savoir d'o&#249; vient l'argent avec lequel on organise les meetings et les marches de soutien, on distribue du riz et des victuailles aux &#233;lecteurs, on assiste les militants &#233;plor&#233;s, on r&#233;alise des ouvrages communautaires &#224; des fins &#233;lectoralistes. C'est une &#233;vidence que la d&#233;mocratie du paradoxe, le d&#233;nie voire le m&#233;pris institutionnel &#224; l'encontre des partis politiques en vigueur au B&#233;nin ne saurait prosp&#233;rer bien longtemps. Le parti socialiste fran&#231;ais n'aurait jamais pu porter l'estocade victorieuse contre Sarkozy s'il n'avait pas b&#233;n&#233;fici&#233; de moyens de l'Etat fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus qu'un quelconque statut de l'opposition, c'est le statut des partis politiques qui urge en conformit&#233; avec l'article 5 de la constitution leur r&#233;servant l'exclusivit&#233; de l'animation de la vie publique. En r&#233;clamant de l'argent public sur une base l&#233;gale pour eux-m&#234;mes les opposant devraient exiger une tra&#231;abilit&#233; tout aussi l&#233;gale de tout l'argent destin&#233; &#224; leur vis-&#224;-vis de la mouvance au pouvoir. Parce que chaque camp en pr&#233;sence est suppos&#233; pr&#234;cher pour le bien-&#234;tre de la veuve et de l'orphelin, la grandeur de la nation et le bonheur du peuple. Cela m&#233;rite bien un coup de pouce de l'Etat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que tout le monde passe &#224; la caisse sous la lumi&#232;re du jour&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;arimi choubad&#233;
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		<title>C'est quoi la Fran&#231;afrique ???</title>
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		<description>&lt;p&gt;R&#233;dig&#233; le 09 mai 2012&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://arimi.freehostia.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Editoriaux&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;R&#233;dig&#233; le 09 mai 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Peut-&#234;tre les porteurs de valises diplomatiques ; les r&#233;seaux occultes ; les exp&#233;ditions de mercenaires contre des r&#233;gimes jug&#233;s incompatibles ; les financements occultes de parrains politiques ; les compromissions ; les combines avec des dictatures et des fraudeurs ; les biens mal acquis ; la corruption. Beaucoup de fantasme certainement dans l'&#233;vocation des relations entre la France et ses anciennes colonies. Mais il existe n&#233;anmoins quelques faisceaux d'indices qui commencent par d&#233;voiler des dessous croustillants. Surtout lorsque des pr&#233;tendus auxiliaires du syst&#232;me se mettent &#224; parler aux m&#233;dias au sujet de leurs incestueuses interm&#233;diations entre l'hexagone et le continent noir. L'abysse qui se creuse chaque jour davantage entre les pays africains francophones de plus en plus englu&#233;s dans la mauvaise gouvernance et les autres port&#233;s vers des perspectives nettement plus prometteuses en rajoutent aux interrogations sur la nature r&#233;elle de la Fran&#231;afrique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais il n'y a pas que de vagues soup&#231;ons ou des r&#233;cits passionn&#233;s plus ou moins av&#233;r&#233;s lorsqu'on parle de la Fran&#231;afrique. Deux aspects fondamentaux sautent &#224; l'esprit d&#232;s qu'on &#233;voque le ph&#233;nom&#232;ne : le FCfa et la cellule africaine de l'Elys&#233;e qui ne sont ni des fantasmes ni des rumeurs. Les socles autour desquels tourne toute la construction des relations franco-africaines. Il suffirait donc d'agir sur cela pour esp&#233;rer faire bouger les lignes. Les nouveaux ma&#238;tres de l'Elys&#233;e n'ont m&#234;me plus besoin de chercher bien loin le s&#233;same capable de faire cesser les tourments de cette &#171; Afrique de la France &#187; en errance depuis les ind&#233;pendances. Le d&#233;fi de Hollande, adepte suppos&#233; de rupture, se r&#233;sume finalement &#224; ceci pr&#232;s : place aux diplomates dans les relations avec l'Afrique et plaidoyer pour une maturit&#233; &#233;conomique (mon&#233;taire) des anciennes colonies.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, la Fran&#231;afrique ou du moins ces effets d&#233;vastateurs sur les Etats qui y sont soumis n'auraient jamais pu prosp&#233;rer si les relations entre la France et ses anciennes colonies africaines &#233;taient g&#233;r&#233;es de fa&#231;on &#171; normale &#187;. Exactement comme se passent les relations de la France avec les autres r&#233;gions du monde, les Am&#233;riques, l'Asie, le Moyen-Orient voire l'Afrique du nord et du sud. Dans ces r&#233;gions autres que l'espace francophone d'Afrique, l'interlocuteur principal reste le Quai d'Orsay c'est-&#224;-dire le ministre des Affaires &#233;trang&#232;res. Les &#233;changes se font sur la base des principes diplomatiques faits de respect mutuel, de r&#233;ciprocit&#233; et d'&#233;galit&#233;. Dans le cadre de la Fran&#231;afrique, par contre, les ordres proviennent directement d'obscurs bureaux de l'Elys&#233;e sous la coupe de barbouzes, de courtisans, de trafiquants et de sp&#233;culateurs mais presque jamais de diplomates. Porte ouverte &#224; une sorte de zone de non droit, un permis pour des officiels fran&#231;ais de faire (ou faire faire) ailleurs ce qui ne peuvent oser faire sur le sol fran&#231;ais (bakchichs, financement occulte, corruption etc&#8230;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'en est-il du FCfa, une zone mon&#233;taire unique au monde o&#249; 14 Etats pr&#233;tendus ind&#233;pendants depuis plus d'un demi-si&#232;cle utilisent une monnaie dont ils ignorent tout. Une monnaie battue, contr&#244;l&#233;e, g&#233;r&#233;e depuis la France et sur la base de laquelle ont &#233;t&#233; constitu&#233;es des unions dites mon&#233;taires sur le continent africain en tant qu'acteur autonome sur le march&#233; financier mondial. Toutes les r&#233;serves de ressources qu'auraient pu g&#233;n&#233;rer ces pr&#233;tendues unions mon&#233;taires sont des propri&#233;t&#233;s exclusives de l'ancienne puissance colonisatrice. En 52 ans d'ind&#233;pendance, il n'existe pratiquement aucune expertise locale en Afrique francophone sur les questions mon&#233;taires et l'&#233;conomie de march&#233; proprement dite. Le pire c'est que les victimes ne disposent d'aucun m&#233;canisme capable de les sortir d'impasse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A moins que Hollande le veuille (rompre avec la cellule &#233;lys&#233;enne et le Fcfa)&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;arimi choubad&#233;
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		<title>Sarkozy avait vraiment vu la vague&#8230;</title>
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		<dc:creator>Arimi choubad&#233;</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;R&#233;dig&#233; le 07 mai 2012&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;R&#233;dig&#233; le 07 mai 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En sens inverse vraisemblablement. Les &#233;lecteurs fran&#231;ais se sont effectivement mobilis&#233;s comme le pressentait le candidat-pr&#233;sident au cours de la campagne mais ils ont compris son path&#233;tique &#171; aidez-moi &#187;, &#224; leur mani&#232;re. Au lieu donc de l'aider &#224; rester, ils l'ont plut&#244;t aid&#233; &#224; partir. Une d&#233;faite annonc&#233;e, programm&#233;e, c&#233;l&#233;br&#233;e depuis plusieurs mois. Pas une fois, au cours de la pr&#233;campagne et de la campagne, les intentions de vote ne lui avaient entrouvert l'espoir d'un maintien &#224; l'Elys&#233;e pour un second mandat. Lui, Nicolas Sarkozy, le plus redoutable animal politique de ces derni&#232;res ann&#233;es, rel&#233;gu&#233; au second rang d&#232;s le premier tour puis battu au second. La r&#233;surrection du strat&#232;ge suppos&#233; n'a jamais eu lieu malgr&#233; sa verve retrouv&#233;, son discours braqu&#233; &#224; l'extr&#234;me droite, sa promesse de bouffer son adversaire au cours du face-&#224;-face t&#233;l&#233;vis&#233; du 02 mai 2012. Au contraire, &#224; force de pourchasser, &#171; ventre &#224; terre &#187;, Marine Le Pen, il a perdu en chemin Fran&#231;ois Bayrou. Aux analystes et statisticiens de se charger d'en tirer les le&#231;ons du scrutin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Retour sur les opinions africaines francophones majoritairement favorables &#224; Hollande pas en tant qu'homme d'Etat au sens classique du terme mais en tant que tombeur de Sarkozy. La brutalit&#233; des propositions du pr&#233;sident sortant sur l'immigration et sur les immigr&#233;s de France en g&#233;n&#233;ral ne sont pas &#233;trang&#232;res &#224; ce d&#233;samour. Par ailleurs, Sarkozy, c'est aussi une histoire r&#233;cente avec l'Afrique. Son fameux discours de Dakar de 2007 : &#171; le drame de l'Afrique, qui est que l'Homme africain n'est pas assez entr&#233; dans l'histoire &#187;. Une r&#233;flexion qu'il devrait trainer comme un autre boulet &#224; c&#244;t&#233; de son impopularit&#233; record. Lorsqu'on y ajoute une fin de mandat tr&#232;s mouvement&#233;e pour la diplomatie fran&#231;aise notamment avec la terrible image du bunker de Laurent Gbagbo affreusement &#233;ventr&#233; &#224; Abidjan. Sans oublier les tonnes de missiles d&#233;vers&#233;es sur une Libye de Kadhafi jusqu'alors idole de plusieurs g&#233;n&#233;rations d'Africains. Tout le monde s'accorde &#233;galement pour reconnaitre l'effet des d&#233;p&#244;ts d'armes libyens en errance apr&#232;s les bombardements de l'Otan sur la d&#233;stabilisation de certains pays sah&#233;liens. C'est une &#233;vidence que les milliers de d&#233;plac&#233;s de guerre pris au pi&#232;ge dans le d&#233;sert du nord du Mali ne porteraient pas Sarkozy dans leur c&#339;ur au moment o&#249; ce dernier cherche &#224; s'offrir une reconduction.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En suivant la campagne de la pr&#233;sidentielle fran&#231;aise2012, on comprend que les perspectives r&#233;elles d'un renouveau en Afrique restent maigres. Lors du d&#233;bat t&#233;l&#233;vis&#233; d'entre deux tours, &#224; peine si les deux contradicteurs en lice avaient consacr&#233; au continent noir quelques minutes. Avec une prime morbide aux pays en proie &#224; des menaces post-Kadhafi. Hollande et Sarkozy n'avait eu d'attention que pour le Niger, le Mali, la Mauritanie, l'Alg&#233;rie et accessoirement la C&#244;te d'Ivoire et la Libye. Aucun mot sur la d&#233;mocratie, les grands d&#233;fis de d&#233;veloppement ou la lutte contre la pauvret&#233;. Et pourtant les attentes demeurent les m&#234;mes que toujours et portent sur un renouveau dans les relations entre la France et l'Afrique. Les Africains ne demandent qu'&#224; &#234;tre respect&#233;s dans leur relation avec leur ancienne puissance colonisatrice. La cellule africaine de l'Elys&#233;e &#224; la merci des barbouzes, des politiques et des trafiquants devrait &#234;tre d&#233;croch&#233;e de l'Elys&#233;e pour &#234;tre rattach&#233;e plus logiquement au Quai d'Orsay (affaires &#233;trang&#232;res) comme la France le fait avec toutes les autres nations du monde qu'elle respecte. La deuxi&#232;me revendication est &#233;conomique &#224; savoir l'arr&#234;t de l'OPA sur les ressources de l'espace Cfa sur le march&#233; financier mondial du fait d'un arrimage atavique et r&#233;trograde &#224; la banque de France. Pour le reste il peut g&#233;rer sa patrie, la France, comme bon lui semble.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Wait and see&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;arimi choubad&#233;
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		<title>La conf&#233;rence nationale &#224; la place du parti politique ???</title>
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		<dc:creator>Arimi choubad&#233;</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;R&#233;dig&#233; le 03 mai 2012&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;R&#233;dig&#233; le 03 mai 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ardent d&#233;sir de se parler. Di&#232;te du dialogue au pays inventeur des conf&#233;rences nationales en Afrique. Cela se sent par la f&#233;brilit&#233; exceptionnelle constat&#233;e chez de nombreux acteurs de la vie publique. Le floril&#232;ge des solutions propos&#233;es traduit bien l'ampleur de l'attente des citoyens. Abdoulaye Bio Tchan&#233; en appelle &#224; une autre conf&#233;rence nationale ; Ganiou Soglo propose une conf&#233;rence &#233;conomique. Bruno Amoussou et Adrien Houngb&#233;dji (que beaucoup de choses divisent au sujet de la gestion de l'UN post K.O) revendiquent un dialogue national. Le chef de l'Etat promet le d&#233;bat national apr&#232;s des offres de main tendue. M&#234;me la Cour constitutionnelle s'y &#233;tait mise en &#233;rigeant le &#171; consensus &#187; au rang de principe &#224; valeur constitutionnelle d&#232;s 2006, du moins en ce qui concerne la r&#233;vision de la constitution. Ne parlons pas des autres machins charg&#233;s de porter &#224; bout de bras la coh&#233;sion nationale &#224; travers le m&#233;diateur de la R&#233;publique, les Hauts commissariats &#224; la Gouvernance concert&#233;e et &#224; la solidarit&#233; nationale etc...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'unanimit&#233; n'est donc plus &#224; refaire au sujet du besoin d'&#233;changer. Sauf que le dialogue, le vrai, le B&#233;nin l'a d&#233;j&#224; connu : la conf&#233;rence nationale, sorte d'&#233;tats g&#233;n&#233;raux sur la gouvernance et la d&#233;mocratie, point de d&#233;part de la d&#233;mocratisation de l'Afrique surtout dans l'espace francophone. K&#233;r&#233;kou, &#224; son retour au pouvoir en 1996 a rajout&#233; la conf&#233;rence nationale &#233;conomique. Malgr&#233; tout, le mod&#232;le d&#233;mocratique peine toujours &#224; se parfaire sans parler du mod&#232;le &#233;conomique plong&#233;e dans une spirale n&#233;gative depuis lors. Tr&#232;s peu de solution aux nombreux probl&#232;mes qui se posent &#224; la nation. Liste &#233;lectorale moderne, r&#233;formes au port, coton, dialogue social, lutte contre la pauvret&#233;, corruption : tous les chantiers de d&#233;veloppement attendent de connaitre la meilleure formule pour prosp&#233;rer. Bien que le pays ait connu en un demi si&#232;cle presque tous les mod&#232;les de syst&#232;me, depuis le r&#233;gime des coups d'Etat jusqu'au renouveau d&#233;mocratique en passant par le gouvernement (monstre) &#224; trois t&#234;tes et la r&#233;volution marxiste l&#233;niniste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est vrai qu'aucun des murmures n'&#233;voquent la remise en cause du multipartisme. Mais presque tous minorent l'essence m&#234;me du syst&#232;me &#224; savoir les partis politiques. Les concepteurs sont certainement conscients de l'importance du dialogue et de la mise en commun des intelligences. Ainsi, au lieu de quelques jours de d&#233;bats, de r&#233;flexions et peut-&#234;tre de d&#233;cisions au d&#233;tour de conf&#233;rences, de tables rondes, de foras, de rencontres ou d'assembl&#233;es, il a &#233;t&#233; institu&#233; des d&#233;bats permanents &#224; travers des creusets repr&#233;sentatifs. C'est le sens des partis politiques, laboratoire d'id&#233;es par excellence dont la vocation est la conception de projets de soci&#233;t&#233; convenables &#224; l'ensemble de la nation. Un exercice qui commande la sollicitation permanente de plusieurs citoyens sp&#233;cialis&#233;s chacun dans un domaine sp&#233;cifique. De quoi entretenir la flamme de toute assise fondatrice de l'ampleur de la conf&#233;rence nationale des forces vives de f&#233;vrier 1990. Si les relais naturels que sont les partis politiques fonctionnaient correctement, la panne d'initiative n'aurait pas atteint un niveau aussi &#233;lev&#233; au point o&#249; les latins en viennent &#224; se comporter comme des cr&#233;tins.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a visiblement plus simple que la convocation de rencontres nationales par intermittence. Le B&#233;nin devrait enfin cesser de faire du multipartisme sans partis politiques du fait de l'absence de toute r&#232;glementation saine et moderne quant &#224; leur financement et leur fonctionnement. Abdoulaye Bio Tchan&#233;, Ganiou Soglo, Houngb&#233;dji, Amoussou ou tous autres citoyens pourraient ainsi faire valoir leurs id&#233;es et convictions respectives sans attendre la convocation de grands rendez-vous sporadiques, spectaculaires, budg&#233;tivores et inop&#233;rants. Il suffit donc de revenir aux fondamentaux de la d&#233;mocratie repr&#233;sentative.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parole aux partis financ&#233;s sur fonds publics&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;arimi choubad&#233;
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		<title>L'esclavage des champs de coton ???</title>
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		<dc:creator>Arimi choubad&#233;</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;R&#233;dig&#233; le 30 avril 2012&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;R&#233;dig&#233; le 30 avril 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qui travaille dans les champs de coton ? On connait les gu&#233;guerres et les grandes crises politico-financi&#232;res autour du coton : les intrants agricoles, les subventions, les usines, les camions. Les m&#233;morables affrontements entre certains acteurs aux relents politiciens, lucratifs, mesquins voire ethniques occupent les grands titres des m&#233;dias depuis plusieurs d&#233;cennies. Les &#233;pisodes se suivent, les uns plus m&#233;lodramatiques que les autres. Depuis l'activisme anti-Soglo en zones cotonni&#232;res du nord jusqu'&#224; l'arrestation du magna du secteur, Patrice Talon en passant par la guerre des intrants, les r&#233;currentes spoliations de producteurs, les grognes sporadiques des transporteurs, la privatisation &#224; pol&#233;miques de l'outil industriel de la Soci&#233;t&#233; nationale pour la promotion agricole (Sonapra), les r&#233;formes etc&#8230; De quoi polluer r&#233;guli&#232;rement et durablement le climat sociopolitique. La mal&#233;diction de l'or blanc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par contre, des milliers de damn&#233;s abusivement exploit&#233;s dans les champs, main d'&#339;uvre frisant parfois l'esclavage, on n'en parle presque jamais. M&#234;me la d&#233;sormais c&#233;l&#232;bre commission de l'Uemao appel&#233;e d&#233;m&#234;l&#233;e les enchev&#234;trements de la compagne cotonni&#232;re 2011-2012 les a royalement ignor&#233; dans la r&#233;partition de la mangeoire. Aucun discours officiel n'&#233;chappe &#224; la glose &#224; propos de la grande majorit&#233; de B&#233;ninois qui vivraient du coton. 17% du Pib parait-il. Les statistiques manquent de pr&#233;ciser qu'il s'agit d'esclaves sans statut, sans salaire, sans protection sociale, sans retraite. Pourquoi ne pas ajouter l'incidence en Pib des clochards, des prostitu&#233;s, les trafiquants, des faux placeurs et autres marginaux ? Les seuls protagonistes &#224; avoir pion sur rue et droit de cit&#233; dans les m&#233;dias, dans les foras et dans les rapports sont les producteurs, les &#233;greneurs, les animateurs ruraux, les administratifs, les fournisseurs d'intrants. Eux seuls disposent de creusets organis&#233;s, subventionn&#233;s, manag&#233;s et respect&#233;s. Nulle part, il ne fait &#233;tat d'organisations de travailleurs li&#233;es &#224; la plus importante culture de rentre de l'&#233;conomie nationale. Leur recrutement, leur &#233;molument, leurs conditions de travail constituent des tabous unanimement respect&#233;s dans le milieu. Les milliards et les passe-droits se partagent en leur nom et &#224; leur insue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La v&#233;ritable &#233;nigme dans l'affaire c'est le comportement des statisticiens qui se refusent d&#233;lib&#233;r&#233;ment d'int&#233;grer ces dizaines de personnes utilis&#233;es dans les champs de coton. Reste &#224; savoir comment il appr&#233;cie la rentabilit&#233; du secteur sans y inclure la main d'&#339;uvre. Domaine laiss&#233; &#224; la discr&#233;tion des seuls exploitants beaucoup plus mus par leurs int&#233;r&#234;ts personnels. Le fait que quelqu'un utilise un fils, un fr&#232;re, un proche dans son champ ne devrait pas l'exempter des obligations sociales de la l&#233;gislation du travail. Tout exploitant en possession de terres cultiv&#233;es depuis une trentaine d'ann&#233;e dont on ne connait aucun agent d&#233;clar&#233; aux services de s&#233;curit&#233; sociale a un nom : c'est un esclavagiste. Ne lui parlez surtout pas de contrat de quelque nature que ce soit avec un employ&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet archa&#239;sme social d'un autre &#226;ge explique pourquoi les pr&#233;tendus producteurs demeurent eux aussi confin&#233;e dans une posture obscurantiste &#224; l'origine de leurs d&#233;boires avec les administratifs et autres interm&#233;diaires. Les exploitants surexploitent leurs employ&#233;s et se font &#224; leur tour arnaquer par les administratifs et les politiciens ; le cercle vicieux. Malgr&#233; tout le tintamarre autour des pr&#233;tendus atouts de la fili&#232;re, tr&#232;s peu de banques locales acceptent s'y aventurer. De sorte que plusieurs d&#233;cennies plus tard, le B&#233;nin &#171; grand producteur &#187; de coton ne dispose d'aucune technologie propre en mati&#232;re de production. Tout vient de l'ext&#233;rieur jusqu'aux intrants agricoles voire les semis. Des bureaucrates n'ont d'ailleurs pas h&#233;sit&#233; &#224; choisir pour eux l'opportunit&#233; et la nature de machines agricoles n&#233;cessaires comme on le ferait &#224; de grands enfants incapables de prendre leur destin en main. La suite se passe de commentaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des esclavagistes attard&#233;s, d&#233;pouill&#233;s &#224; leur tour ???&lt;/p&gt; &lt;p&gt;arimi choubad&#233;
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		<title>Un monstre est n&#233; &#224; Bamako&#8230;</title>
		<link>http://arimi.freehostia.com/spip.php?article1071</link>
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		<dc:date>2012-04-27T07:57:46Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Arimi choubad&#233;</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;R&#233;dig&#233; le 27 avril 2012&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;R&#233;dig&#233; le 27 avril 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelqu'un pour nous expliquer la nature exacte du r&#233;gime politique en vigueur au Mali apr&#232;s la pacification impos&#233;e version Cedeao. Un pr&#233;sident de la R&#233;publique par d&#233;faut avec un mandat et des pouvoirs aux contours t&#233;n&#233;breux. Un Premier ministre d&#233;pourvu de toute l&#233;gitimit&#233; sans un vote de confort de la repr&#233;sentation nationale. Un gouvernement hybride pr&#233;tendu technocratique mais partiellement militaire. Un ex-pr&#233;sident de la R&#233;publique constitutionnellement sous mandat honteusement exfiltr&#233; vers Dakar dont les partisans &#233;taient carr&#233;ment embastill&#233;s au moment des n&#233;gociations de pacification sous l'&#233;gide du m&#233;diateur ouest africain. Des rebelles, maitres dans le nord, en attente de connaitre leurs prochains adversaires sur le terrain : l'arm&#233;e malienne en d&#233;bandade ou les troupes de l'Ecomog ? Des populations d&#233;boussol&#233;es compl&#232;tement en rade du drame en cours. Des r&#233;fugi&#233;s abandonn&#233;s &#224; leur sort dans les zones de conflit. Des Ong en attente de garanties s&#233;curitaires afin de porter assistante aux n&#233;cessiteux de l'aide humanitaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le prix &#224; payer pour le fameux &#171; consensus mou &#187; orchestr&#233; par le g&#233;n&#233;ralissime Amani Toumany Tour&#233;. Des bisbilles dans lesquelles ne se retrouvaient certainement plus le capitaine Sanogo et ses camarades. Un syst&#232;me que l'on dit caract&#233;ris&#233; par une opposition marginale, donc par une absence totale de d&#233;bats nationaux. Tout se r&#233;glait entre quelques initi&#233;s coopt&#233;s au sein d'une caste dirigeante compos&#233;e des courtisans du r&#233;gime, des grands m&#233;dias, des chefs religieux, des trafiquants en tout genre. De sorte qu'aucun sujet n'est d&#233;finitivement tranch&#233; une fois pour de bon ; ce qui ouvre grandement la porte aux compromissions et aux transactions occultes. M&#234;me &#224; la chute de Att personne n'a os&#233; ouvrir le d&#233;bat sur l'inventaire de ses deux mandats encore moins de ceux qui lui ont pr&#233;c&#233;d&#233; avec Alpha Omar Konar&#233;. Ce dernier a pris la route des institutions internationales et son successeur a &#233;t&#233; sorti de la sc&#232;ne par une porte d&#233;rob&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voil&#224; que le mod&#232;le en vient &#224; &#234;tre &#233;rig&#233; en terre d'exp&#233;rimentation d'un hybridisme institutionnel in&#233;dit dans le pays. A la fin, le capitaine Sanogo tient fermement les r&#234;nes gr&#226;ce d'abord au bunker inviolable que lui conf&#232;re l'amnistie b&#233;nie par la Cedeao. Ensuite, le fait d'imposer ses empreintes sur les d&#233;partements de la d&#233;fense et l'administration territoriale lui offre sur un plateau d'or la conservation de la puissance de feu de tout le pays. Le v&#233;ritable homme fort du pays, m&#233;tronome incontournable. Et selon toute vraisemblance, il n'aurait m&#234;me pas &#224; s'occuper de la redoutable corv&#233;e d'une bataille contre la r&#233;bellion islamo-touareg puisque la Cedeao devrait s'en charger, dit-on. Le cahier des charges des putschistes se r&#233;sume &#224; la surveillance des all&#233;es et venues au palais de Koulouba de Bamako et des activit&#233;s du front anti-putsch dont les dirigeants sont soumis aux r&#233;pressions de rue et d&#233;portations sporadiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsqu'on ajoute les tribulations en Guin&#233;e Bissau, on comprend ais&#233;ment que toute perspective de d&#233;mocratie durable devrait passer forc&#233;ment par la pr&#233;vention. R&#233;installer un ordre constitutionnel brusquement mis entre parenth&#232;ses rel&#232;ve presque de la mission impossible. On voit bien que le Mali post coup d'Etat n'a plus rien &#224; voir avec celui d'avant. La comparaison avec la Guin&#233;e Bissau ne s'arr&#234;te pas &#224; la proximit&#233; des coups d'Etat de 2012. La posture de Sanogo, le censeur g&#233;n&#233;ral du pouvoir au Mali, rappelle &#233;trangement celui d'un certain Assoumane Man&#233; qui faisait et d&#233;faisait les pr&#233;sidents bissau-guin&#233;ens dans les ann&#233;es 90. Les effets ravageurs de cette p&#233;riode se font encore sentir sur son pays plusieurs ann&#233;es apr&#232;s sa mort. Il est &#224; craindre pour le Mali, le d&#233;but d'un nouveau cycle d'aventures plus ou moins ambig&#252;es. Surtout avec le monstre institutionnel post coup d'Etat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le ver est d&#233;j&#224; dans le fruit !!!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;arimi choubad&#233;
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		<title>Enfin quelques v&#233;rit&#233;s sur le coton&#8230;</title>
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		<dc:creator>Arimi choubad&#233;</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;R&#233;dig&#233; le 25 avril 2012&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://arimi.freehostia.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Editoriaux&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;R&#233;dig&#233; le 25 avril 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#233;faut de jach&#232;res ! L'expression est enfin l&#226;ch&#233;e. Les tabous commencent par tomber peu &#224; peu &#224; l'occasion des agitations autour de la campagne cotonni&#232;re 2012. Plusieurs protagonistes reconnaissent d&#233;sormais, publiquement, sur les plateaux de m&#233;dias, que les terres sont us&#233;es, surexploit&#233;es, fatigu&#233;es. Et surtout qu'il faut les laisser se reposer. Cela explique le d&#233;clin progressif de la production de coton dans plusieurs de ses girons traditionnels dont Banikaora, Gogounou, K&#232;rou, Bemb&#232;r&#232;k&#232;, Kandi etc&#8230; ; une bonne partie des d&#233;partements du Borgou et de l'Alibori principalement. Les raccourcis li&#233;s aux caprices pluviom&#233;triques ne suffisent plus pour expliquer cette descente vertigineuse des tonnages, ann&#233;e par ann&#233;e. Visiblement aucun rem&#232;de ne parvient &#224; inverser cette tendance baissi&#232;re, pas m&#234;me les nombreuses dizaines de milliards du contribuable qui passent par cette fili&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or jusque l&#224;, toutes les accusations ont toujours port&#233; sur cette pluie qui ne vient pas &#224; temps et en quantit&#233; suffisante. Parfois, l'indexe est point&#233; sur les querelles entre fournisseurs d'intrants qui s'accusent mutuellement de ne pas fournir des engrais de bonne qualit&#233;. De toute vraisemblance, le coton est devenu un enjeu politico-financier de premier choix, &#224; l'origine des luttes de clans, des coups bas, des combines. Il fallait des conflits du genre de celui de la saison 2012 pour assister &#224; des d&#233;ballages tous azimuts. On y apprend comment c'est possible de manipuler les tonnages pour servir d'une part la propagande politique et d'une part, majorer les subventions. Le tout sur fond d'arrangements incestueux entre producteurs, &#233;greneurs, fournisseurs d'intrants agricoles, agents de l'administration publique. La sainte alliance entre quelques initi&#233;s visant &#224; tirer le meilleur profit au d&#233;triment de la grande masse des paysans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Revenons au d&#233;faut de jach&#232;re tr&#232;s lourd de sens. Tout le monde avait presque oubli&#233; que le B&#233;nin est un petit territoire dont les terres cultivables sont extr&#234;mement limit&#233;es pour une agriculture de rente destin&#233;e &#224; l'exportation. On se rend enfin compte que les sols sont us&#233;s, surexploit&#233;s, fatigu&#233;s, amortis dans l'Alibori et le Borgou notamment. Il faut du temps pour r&#233;g&#233;n&#233;rer. Combien de temps qu'ils sont soumis au m&#234;me r&#233;gime chaque ann&#233;e ? 20 ans, 30 ans, 40 ans ? Les jach&#232;res pourraient durer autant sinon plus. Ailleurs, on a d&#251; d&#233;placer des populations enti&#232;res vers d'autres destinations moins &#233;reint&#233;es. Ramener &#224; l'&#233;chelle du B&#233;nin, cela voudrait dire que des populations de Banikoara, de Gogounou ou de Kandi pourrait &#234;tre r&#233;install&#233;es &#224; Djidja dans le Zou ou &#224; Lalo dans le Couffo puisqu'il leur faut de nouveaux espaces, ne serait-ce que pour entreprendre des cultures de subsistance. Imaginez un projet de d&#233;placement des populations du nord B&#233;nin vers le sud dans le contexte des pr&#233;jug&#233;s ethniques, religieux et politiciens du moment juste pour faire souffler des terres longtemps soumises &#224; des m&#233;thodes de production totalement irresponsables et inad&#233;quates depuis plusieurs ann&#233;es. A moins de continuer &#224; entretenir &#224; bout de bras et &#224; coup de subventions une fili&#232;re qui ne passionne plus personne y compris les premiers commis &#224; son exploitation. On constate d'ailleurs la d&#233;fection de nombreux paysans vis-&#224;-vis de cette culture. Une r&#233;solution qui risque d'&#234;tre trop tard dans beaucoup de r&#233;gions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est &#224; se demander d'ailleurs pourquoi certaines structures qui se chargeaient d'environnement, de lutte contre la d&#233;sertification, de diversification des fili&#232;res ont subitement manqu&#233; de subventions et ont ferm&#233; une &#224; une. Sinon on aurait d&#233;couvert la supercherie un peu plus t&#244;t. Ce qu'on ne dit pas assez, c'est que l'&#233;quipe de Soglo avait mis en route, &#224; l'&#233;poque d&#233;j&#224;, un programme de diversification qui devrait sortir progressivement le B&#233;nin du pi&#232;ge du coton. Le pi&#232;ge transform&#233; &#224; pr&#233;sent en une grosse interrogation. Comment faire les jach&#232;res sans d&#233;placer les populations ???&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il fallait y penser plus t&#244;t&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;arimi choubad&#233;
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		<title>Hollande l'a fait &#224; Sarkozy&#8230;</title>
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		<dc:creator>Arimi choubad&#233;</dc:creator>



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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Rel&#233;guer un pr&#233;sident de la R&#233;publique en exercice au deuxi&#232;me rang d'une pr&#233;sidentielle ! Il fallait le 22 avril 2012 pour que cela se produise pour la premi&#232;re sous la 5&#232;me R&#233;publique fran&#231;aise. Surtout lorsque cela arrive &#224; un certain Nicolas Sarkozy consid&#233;r&#233; comme l'un des surdou&#233; de son temps, hyperactif, flamboyant, tr&#232;s comp&#233;tent, dot&#233; d'une grande maitrise des grands dossiers de la nation, tribun hors pair, admirateur du mod&#232;le am&#233;ricain, interventionniste intransigeant &#224; l'international. A vouloir jouer le coup de 2007 gr&#226;ce &#224; une droitisation tous azimuts du discours de campagne, il se met l'extr&#234;me droite sur les talons. S'annonce finalement un second tour qui requiert, en plus de ses innombrables qualit&#233;s, des r&#233;flexes de trap&#233;ziste puisqu'il va lui falloir se tenir &#224; &#233;quidistance de l'&#233;lectorat de Marine Le Pen et de celui de Fran&#231;ois Bayrou. Comment s&#233;duire l'extr&#234;me droite sans effaroucher les centristes ? C'est-&#224;-dire capter le maximum des &#233;lecteurs aussi bien de Bayrou que de Marine Le Pen. On encore, faire en sorte qu'un report de voix massif des lepenistes ne produise pas un effet repoussoir sur les centristes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La f&#233;brilit&#233; ambiante chez les sarkozistes apr&#232;s les r&#233;sultats sortis des bureaux de vote a quelque chose de path&#233;tique. C'est Fran&#231;ois Fillon qui en donne l'illustration &#224; l'occasion de sa d&#233;claration depuis la primature. Sa posture d'un Premier ministre appelant solennellement &#224; voter le candidat-pr&#233;sident, debout devant un pupitre griff&#233; &#171; Matignon &#187;, avec en arri&#232;re plan tous les attributs de la R&#233;publique, le drapeau tricolore flottant &#224; c&#244;t&#233; de celui de l'Union Europ&#233;enne. Vu de Cotonou, cela donne des allures d'une utilisation abusive des attributs et des moyens de l'Etat &#224; des fins de propagande que l'on croyait inimaginable chez nos maitres &#224; penser. Un mandat tambour battant, de bling bling, de yoyo et de fracas pour en arriver &#224; une campagne du d&#233;sesp&#233;r&#233; entre les deux tours. Ils savent que rien ne pourrait effacer l'humiliation du premier tour. Dire que cela est arriv&#233; &#224; leur champion Nicolas Sarkozy.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La racl&#233;e du 22 avril va au-del&#224; de la traditionnelle sympathie des opinions publiques africaines vis-&#224;-vis de la gauche. Une inimiti&#233; entre la droite et les Africains n&#233;e du d&#233;but de la droitisation des gaullistes avec un certains Charles Pasqua comme ministre de l'Int&#233;rieur du gouvernement Chirac en plein cohabitation avec Fran&#231;ois Mitterrand. Les expulsions &#224; tour de bras par charters entiers ont laiss&#233; des traces ind&#233;l&#233;biles dans les m&#233;moires. Sans oublier la fameuse d&#233;claration du m&#234;me Chirac, en pleine euphorie des conf&#233;rences nationales en Afrique, qui trouvait que la &#171; d&#233;mocratie est un luxe &#187; pour les Africains. La plupart des dictateurs ou des fraudeurs de l' &#171; Afrique de la France &#187; recrutent leurs soutiens et leurs parrains dans les rangs de cette droite qui a longtemps r&#233;gn&#233; sur l'Elys&#233;e depuis l'av&#232;nement de la 5&#232;me R&#233;publique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Personne n'a oubli&#233; que les ann&#233;es de lumi&#232;re sur les libert&#233;s en Afrique francophone remontent aux ann&#233;es de la gauche au pouvoir. Le discours de la Baule, les conf&#233;rences nationales, la chute de certains dictateurs et l'ouverture au multipartisme ; ce fut l'&#232;re Mitterrand qui semble avoir pris un coup d'arr&#234;t au changement de r&#233;gime. 17 ans apr&#232;s, la gauche est en passe de revenir. C'est forc&#233;ment une nouvelle perspective qui s'annonce pour les pays africains. La politique &#233;trang&#232;re fran&#231;aise notamment africaine, m&#234;me en p&#233;riode de cohabitation, a toujours &#233;t&#233; l'apanage de l'Elys&#233;e. L'&#233;vocation de la &#171; Fran&#231;afrique &#187; a toujours rim&#233; avec l'ind&#233;cente supr&#233;matie des barbouzes et des milieux d'affaires sur la diplomatie. L'arriv&#233;e de la gauche pourrait inverser les tendances et sonner le glas de l'infantilisation de l'Afrique &#224; travers le r&#232;gne des tripatouilleurs, fraudeurs, d&#233;tourneurs de deniers publics amis de la France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A condition que Hollande transforme l'essai au 6 mai&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;arimi choubad&#233;
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